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Pensée Azizetique/ Bourse scolaire : les coupables de la brimade dont les élèves sont victimes au sujet de la bourse

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Le gouvernement Raymond Ndong Sima : un serpent qui se mord la queue ? Une question qui taraude les esprits en ce moment, quelques mois après l’euphorie populaire née du coup de libération du 30 août dernier. Une « libération » désormais douchée par le gouvernement Raymond Ndong Sima qui, contre toute attente, a décidé de verser dans la brimade des élèves au sujet de la bourse, en pondant l’arrêté du 8 janvier 2024 pour formaliser les nouvelles conditions d’attribution des bourses.

Camélia Ntoutoume Leclercq, ministre de l’éducation nationale, pointée du doigt au sujet de la bourse scolaire

Et pourtant, la décision du retour de la bourse scolaire prise par le Président de la transition dès sa prise de pouvoir, était encadrée par le décret du Président de la République numéro 00148/PR/MESRTTENF du 07 juin 2021, toujours en vigueur, qui fixe les conditions d’attribution aux élèves ayant obtenu 10/20 de moyenne trimestrielle.

Le premier ministre, chef du gouvernement de Transition, Raymond Ndong Sima, pointé du doigt au sujet de la bourse scolaire…

Dans le cadre de la Restauration des institutions prônée par le général Brice Clotaire Oligui Nguema, un arrêté n’est nullement au déçu d’un décret, encore moins, un arrêté ne peut ni modifier, ni compléter, ni annuler un décret.

L’arrêté pris par le premier ministre Raymond Ndong Sima ne règle nullement et définitivement le problème de la bourse dans notre pays à l’ère de la Transition. D’autant plus que, selon nos enquêtes, la majorité des gabonais rejettent d’un revers de la main les « critères d’excellence » fixés par madame le ministre de l’éducation nationale, sieure Camélia Ntoutoume Leclercq pour bénéficier la bourse au secondaire dont le rétablissement avait été unanimement salué par le peuple gabonais. Une injustice réparée par le numéro un du CTRI afin de favoriser la bonne redistribution des fruits de la richesse à commencer par la jeunesse, faut-il le rappeler, une frange sociale qui est appelée à prendre le relais. Car, c’est l’avenir du Gabon de demain.

Celà voudrait dire que la bourse au secondaire ne répond pas exclusivement au critère de l’excellence, c’est aussi un soulagement aux familles démunies, à la veuve et aux orphelins, un coup de pouce pour bon nombre des compatriotes qui vivent dans l’extrême pauvreté.

Le Président de la Transition, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, en rétablissant cette source de motivation n’avait énoncé aucun nouveau critère lors du rétablissement de l’allocation d’études.

Carmelia Ntoutoume Leclercq est-elle plus royaliste que le roi ? Autrement dit, verse t-elle dans l’excès de zèle au point de saboter la transition si chère au peuple gabonais en général ?

Il serait judicieux pour le gouvernement Raymond Ndong Sima d’octroyer la bourse sur la base des critères initiaux notamment 10/20. Et que, les fameux critères d’excellence soit remis à l’année prochaine sur la base d’une vaste communication gouvernementale du fait que l’excellence ne doit nullement être un pilotage à vue ou des simples effets d’annonce. Elle doit véritablement rompre avec le phénomène des effectifs pléthoriques, le déficit des enseignants dans matières scientifiques et le manque de matériel didactique etc.

A moins que le premier ministre, Raymond Ndong Sima, qui maîtrise pourtant les arcanes de l’administration, trouve normal de pondre un arrêté dans la précipitation et dans l’improvisation, oubliant qu’on ne peut fixer les règles du jeu en cours de compétition comme l’ont fait remarquer les militaires réunis au sein du CTRI s’agissant de la modification de la loi électorale par le centre gabonais des élections (CGE) à quelques jours des élections tronquées du 26 août dernier.

En conclusion, le premier ministre, la ministre de l’éducation nationale sont au cœur de cette décision impopulaire et en sont les véritables coupables. Il y a donc lieu de revoir impérativement leur copie de peur de ternir la bonne volonté du Chef de l’Etat, pour si peu. C’est aussi cela la restauration des institutions….

Azizetiquement vôtre !

Ali Akbar Azizet, Président du Comité des Journalistes pour le Suivi des Actes de la Transition

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