Affaire Eddy Narcisse Minang / Les dessous d’une machination orchestrée contre un haut magistrat
Libreville,le 15 octobre 2026.
Alors qu’une récente publication soutient que l’ancien Procureur Général près la Cour d’Appel de Libreville, Eddy Narcisse Minang, n’aurait restitué la somme de 80 108 395 FCFA qu’à la suite d’un contrôle de l’Inspection Générale des Services Judiciaires, une analyse stricte des faits, des règles de régie financière et de la comptabilité publique révèle une toute autre réalité. Loin des spéculations sur une prétendue gestion délictueuse, la vérité administrative et juridique démontre qu’il s’agit d’une démarche volontaire et parfaitement conforme à la déontologie.
Tout porte à croire qu’une entreprise d’amalgamation et de déstabilisation vise délibérément ce haut magistrat.
*Absence de preuve du contrôle : L’inexistence matérielle d’une procédure d’audit*
Pour affirmer qu’un contrôle administratif ou financier a contraint un ordonnateur ou un régulateur à procéder à un reversement, encore faut-il établir la matérialité de cet acte d’audit. En droit administratif comme en matière de contrôle de la dépense publique, tout contrôle formalisé repose sur des exigences procédurales strictes : l’émission d’un ordre de mission dument visé, la rédaction d’un rapport d’étape ou d’instruction, et la notification de conclusions contradictoires.
À ce jour, aucun de ces actes juridiques n’a été produit ni publié.
À ceux qui avancent la thèse d’un reversement sous contrainte ou sous la pression d’une inspection générale, il incombe d’apporter la preuve matérielle et juridique de l’existence de ce contrôle. Réduire un acte spontané de reddition de comptes à une sanction d’inspection relève d’un glissement conceptuel juridiquement infondé.
*Le respect scrupuleux des instructions ministérielles et de la comptabilité publique*
Sur le plan de la gestion des deniers publics destinés à l’organisation des audiences solennelles et des sessions criminelles, la conservation temporaire des reliquats budgétaires s’est faite en stricte conformité avec une instruction ministérielle directe.
Cette consigne générale enjoignait à l’ensemble des Procureurs Généraux de conserver les reliquats d’avances sur frais de justice en vue des audiences reportées.
L’existence de ces fond a été explicitement déclarée et leur traçabilité conservée au sein des registres du parquet général. Loin d’une tentative dissimulée d’enrichissement sans cause ou de détournement de deniers publics, la conservation de cette somme constituait un acte conservatoire de bonne gestion administrative et comptable.
*La restitution spontanée : L’exception librevilloise de la probité*
Un élément capital vient balayer l’hypothèse d’une faute comptable : si l’instruction de conserver les reliquats budgétaires s’appliquait indistinctement à l’ensemble des Parquets Généraux du territoire, pourquoi le Procureur Général de Libreville a-t-il été le seul à reverser l’intégralité de son reliquat (80 108 395 FCFA) auprès de la Direction Centrale des Affaires Financières (DCAF) dès le report confirmé des sessions criminelles ?
Ce reversement direct et volontaire atteste de la parfaite bonne foi de l’ancien haut magistrat.
En procédant spontanément au quitus de sa régie d’avances, Eddy Narcisse Minang a démontré une rigueur budgétaire irréprochable.
S’il y avait eu volonté de s’approprier ces fonds, aucun versement spontané ne serait intervenu auprès des services comptables compétents de la Justice.
*L’instrumentalisation disciplinaire et la thèse confirmée de la machination*
Au regard de la régularité des actes comptables posés, la persistance des accusations et la multiplication des listes devant le Conseil Supérieur de la Magistrature posent une question fondamentale : de quoi Eddy Narcisse Minang est-il réellement coupable ?
Les fonds ont été gardés sur instruction, l’encaisse a été déclarée, et le solde budgétaire restituer spontanément à la DCAF.
Dès lors, l’acharnement informationnel et la dénaturation des faits comptables suggèrent l’existence d’une machination politique et institutionnelle visant à accabler un haut magistrat. La transformation d’une reddition volontaire de comptes en un prétendu redressement après audit témoigne d’une volonté manifeste de nuire à l’honneur et à la réputation professionnelle d’un cadre de l’appareil judiciaire.
















