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COMILOG de nouveau attaqué : derrière les accusations, une affaire de chantage médiatique ?

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Face aux attaques médiatiques approximatives relayées par certains organes de presse en quête de sensationnalisme, il devient indispensable de rétablir avec fermeté la vérité concernant la Compagnie Minière de l’Ogooué (Comilog).  

En effet, à Moanda, les activités de la Compagnie Minière de l’Ogooué (Comilog) se retrouvent une nouvelle fois au centre d’une offensive médiatique portée par des médias épris par la malice du chantage, présentée sous les traits d’une enquête approfondie, la publication mise en cause, remet sur la table de vieilles accusations liées à la pollution, aux conséquences sanitaires supposées ou encore aux déplacements de populations. Pourtant, à la lecture, de nombreuses voix dénoncent un récit unilatéral, peu actualisé et dépourvu de véritable contradictoire.

Si les enjeux environnementaux et sociaux liés à l’exploitation minière méritent naturellement un traitement sérieux et rigoureux, la méthode employée par ce média suscite de nombreuses interrogations. Plusieurs sources proches du dossier évoquent en effet un contexte troublant : celui de sollicitations financières insistantes adressées à l’entreprise, restées sans réponse favorable.

Selon ces mêmes sources, le schéma serait désormais bien connu : lorsqu’aucun arrangement n’aboutit, la pression se déplacerait du terrain économique vers l’espace médiatique. Une mécanique qui alimente le soupçon d’un journalisme instrumentalisé, où l’information servirait davantage de levier de négociation que de mission d’intérêt public.

Bien entendu, cela ne signifie pas que toutes les préoccupations soulevées seraient dénuées de fondement. La situation de la rivière Moulili, par exemple, demeure un dossier sensible sur lequel Comilog poursuit un travail avec différents partenaires institutionnels et communautaires. Toutefois, les observateurs regrettent que l’article incriminé passe sous silence les efforts entrepris, les investissements consentis et les programmes de réhabilitation déjà engagés.

En choisissant de figer le débat dans une vision exclusivement accusatrice, La Lettre Verte donnerait ainsi une lecture réductrice d’un sujet pourtant complexe, où coexistent défis environnementaux, impératifs économiques et responsabilités partagées.

Cette séquence médiatique intervient par ailleurs dans un contexte national marqué par le renforcement de la régulation numérique au Gabon. Avec l’ordonnance n°0011/PR/2026 du 26 février 2026, les autorités ont instauré un cadre plus strict concernant l’usage des réseaux sociaux et des plateformes numériques : identification obligatoire des utilisateurs, fin de l’anonymat, sanctions financières importantes et extension des prérogatives de la Haute Autorité de la Communication.

Cette réforme répond aux nombreuses dérives constatées ces dernières années, notamment la diffusion de contenus diffamatoires, mensongers ou susceptibles de fragiliser les institutions. Désormais, publier des accusations graves sans méthode rigoureuse, sans preuve solide et sans équilibre contradictoire expose leurs auteurs à une responsabilité accrue.

Plus que jamais, la liberté de la presse demeure indispensable. Mais elle ne saurait prospérer durablement sans éthique, sans honnêteté intellectuelle et sans respect scrupuleux des faits. Car lorsqu’un média glisse de l’investigation vers l’intimidation, c’est la crédibilité de toute la profession qui vacille.

Valéry M

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