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FÊTE DES CULTURES/ Omar FAYE, l’homme qui a fait parler la calebasse…

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À la 15ᵉ édition de la Fête des Cultures du Gabon, tenue du 21 au 23 août 2026 à Libreville, Omar FAYE, Professeur au Lycée d’Application Nelson MANDELA, a livré une prestation aussi brillante qu’émouvante autour du symbolisme de la calebasse sénégalaise. Avec une éloquence remarquable et un profond sens de la transmission culturelle, l’enseignant a transformé un objet du quotidien en véritable messagère de mémoire, d’hospitalité, d’unité et d’amitié entre le Sénégal et le Gabon.

Il est des prestations qui se limitent à transmettre un savoir. Et puis, il y a celles qui vont bien au-delà : elles racontent une histoire, réveillent une mémoire, rapprochent les peuples et donnent un supplément d’âme à une manifestation culturelle.

En effet, lors de la 15ᵉ édition de la Fête des Cultures du Gabon, Omar FAYE a fait partie de ces voix qui ne laissent pas indifférent. Professeur au Lycée d’Application Nelson MANDELA de Libreville, l’enseignant a choisi de placer au cœur de son intervention un objet à la fois humble, familier et profondément chargé de sens : la calebasse sénégalaise.

Dès les premières phrases de son exposé, le ton était donné : « Il est des objets qui ne parlent pas mais qui racontent. La calebasse sénégalaise est de ceux-là. »

Cette entrée en matière, simple en apparence mais d’une grande puissance évocatrice, résume à elle seule l’ambition de l’intervention d’Omar FAYE : faire de la culture un langage vivant, capable de raconter l’Afrique à travers ses objets, ses traditions et ses valeurs.

Omar FAYE, un passeur de culture au service du dialogue

L’originalité de la prestation réside notamment dans la manière dont Omar FAYE a su dépasser la seule dimension descriptive de la calebasse. Il n’a pas simplement parlé d’un objet artisanal sénégalais. Il en a révélé les multiples dimensions : récipient, ustensile, gourde, instrument de musique, objet rituel ou encore œuvre d’art.

Mais surtout, il a montré que derrière cette apparente simplicité se cache tout un patrimoine.

« Simple par son apparence, extraordinaire par son histoire, la calebasse sénégalaise est bien plus qu’un objet du quotidien : elle est un symbole ; elle est un héritage ; elle est une mémoire » , a-t-il souligné.

À travers cette démonstration, le professeur s’est imposé comme un véritable passeur de culture, capable de rendre accessible un patrimoine tout en lui donnant une portée universelle.

Entre les mains des artisans, explique-t-il, la calebasse devient œuvre d’art. Entre celles des musiciens, elle devient rythme. Dans les cérémonies, elle devient langage. Et lorsqu’elle sert à partager un repas, elle devient le symbole ultime de l’hospitalité et du partage.

Une lecture particulièrement pertinente dans le contexte de la Fête des Cultures, dont la vocation est précisément de faire dialoguer les identités et de célébrer les différences comme une richesse commune.

En rapprochant les traditions sénégalaises et gabonaises, Omar FAYE a rappelé que les cultures africaines, malgré leur diversité, peuvent dialoguer et se féconder mutuellement.

« Au Sénégal comme au Gabon, elle nous rappelle que la richesse d’une culture n’est pas seulement dans ce qu’elle possède mais dans ce qu’elle est capable de partager avec l’autre », affirme-t-il.

Dans l’épilogue de son exposé, Omar FAYE donne à la calebasse une dimension presque allégorique. Il la présente successivement comme : un pont entre les deux peuples ; un pont entre hier et demain ; un pont entre tradition et modernité ; un pont entre le Gabon et le Sénégal.

Une magnifique manière de rappeler que le patrimoine n’est pas une relique figée dans le passé. Il est un héritage vivant qui peut servir à bâtir l’avenir.

Et c’est précisément cette capacité à faire dialoguer la mémoire et le futur qui a donné à l’intervention d’Omar FAYE toute sa singularité.

« Le Sénégal tend une calebasse au Gabon. Ce n’est pas seulement un objet que l’on donne mais une mémoire que l’on partage, une culture que l’on transmet et une fraternité que l’on célèbre. »

Par cette formule, Omar FAYE réussit à transformer un objet matériel en message de paix et de fraternité. Et sa prière finale donne encore plus de force à cette symbolique :

« Que cette calebasse ne soit jamais vide. Qu’elle soit toujours remplie de paix, de partage et d’espérance. »

Une conclusion à la hauteur d’une prestation qui aura conjugué érudition, pédagogie, éloquence et émotion.

Valéry M

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