Journée Internationale de la Femme Africaine 2026 : le Gabon réaffirme son engagement en faveur des droits et du leadership féminin
Le ministère des Affaires sociales, de la Protection de l’enfance et des Droits de la Femme a célébré, ce vendredi 31 juillet 2026, la Journée Internationale de la Femme Africaine, une commémoration placée sous le signe de l’engagement, de la réflexion et de la valorisation de la contribution des femmes au développement national et continental. Organisée sous l’égide du ministre, Dr Armande Longo épouse Moulengui, cette édition a réuni autorités administratives, partenaires techniques et diplomatiques, représentants des organisations internationales et de nombreuses femmes engagées dans la promotion de l’égalité des genres.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par la Secrétaire générale du ministère, Pepecy Ogouliguendé, qui a donné le ton d’une journée riche en échanges autour du thème national : « Femme Gabonaise, pilier du développement national et du continent : lutte contre les violences, participation aux instances de prise de décision et développement communautaire ».

Madame Pepecy OGOULIGUENDE, Secrétaire général du ministère des Affaires sociales. de la Protection de l’Enfance et des Droits des Femmes.
Dans son allocution inaugurale, Mme Pepecy Ogouliguendé a rappelé toute la portée historique de cette célébration.
« Instituée le 31 juillet 1962, cette journée est un moment privilégié de réflexion, de reconnaissance et d’engagement en faveur des femmes africaines dont le courage, la résilience et le génie contribuent chaque jour à bâtir une société moderne », a-t-elle déclaré.
Elle a également souligné que cette édition s’inscrivait pleinement dans la vision portée par l’Organisation Panafricaine des Femmes.
« Cette édition 2026 s’inscrit dans la dynamique de la vision portée par l’Organisation panafricaine des femmes autour du thème continental : Assurer la disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 », a précisé la Secrétaire générale.
TROIS PRIORITÉS POUR ACCÉLÉRER L’AUTONOMISATION DES FEMMES
Alignée sur le Plan National de Croissance et de Développement (PNCD) 2026-2030, cette édition gabonaise a mis l’accent sur trois axes majeurs : la lutte contre les violences basées sur le genre, la participation des femmes aux instances de prise de décision et le développement communautaire.

La Ministre des Affaires sociales, de la Protection de l’Enfance et des Droits de la Femme, Dr Armande Longo épouse Moulengui (à droite) échangeant avec la représentante de l’Union Africaine.
À travers ces priorités, le ministère entend sensibiliser les femmes aux défis persistants, promouvoir leur leadership dans les sphères décisionnelles, valoriser les initiatives communautaires qu’elles portent et renforcer les synergies entre les institutions publiques, les partenaires techniques et la société civile.
UN CADRE JURIDIQUE SOLIDE POUR PROTÉGER LES DROITS DES FEMMES
Parmi les temps forts de la rencontre figurait une présentation du cadre normatif de protection des droits des femmes, allant des instruments internationaux aux dispositions nationales.
Intervenant à cette occasion, Pélagie Mamvou épouse Bouyou, Directrice de la Condition féminine à la Direction générale de la Femme et du Genre, a insisté sur les fondements juridiques de cette protection.
« Nous faisons la protection et la promotion des droits des femmes, et cette protection et cette promotion reposent sur un cadre juridique bien précis. Le cadre juridique, nous sommes allés le chercher sur le plan international parce que le Gabon, étant membre de l’Organisation des Nations Unies, a ratifié les conventions que nous appliquons », a-t-elle expliqué.
Les participants ont ainsi revisité les principaux instruments de référence, notamment la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF), la Déclaration et le Programme d’action de Beijing, le Protocole de Maputo ainsi que la loi gabonaise n°006/2021 portant élimination des violences faites aux femmes.
UNE COOPÉRATION INTERNATIONALE SALUÉE
La cérémonie a également été marquée par la restitution de la mission effectuée en République populaire de Chine du 12 au 25 juin 2026. Cette mission, réalisée dans le cadre de la coopération Sud-Sud, a permis à des femmes francophones africaines de bénéficier de formations axées sur l’autonomisation économique et le partage d’expériences.
La présence de plusieurs partenaires internationaux, notamment les représentants de la République populaire de Chine, de l’Union africaine et d’ONU Femmes, a illustré l’importance de la coopération internationale dans la promotion des droits des femmes.
Prenant la parole, la représentante de l’Union africaine a salué les efforts consentis par les autorités gabonaises.
« Je remercie le ministère des Affaires sociales d’avoir associé l’Union africaine à cette belle initiative et, par ma voix, l’Union africaine ne peut que faire un constat, celui du satisfécit, celui de l’arrimage total du gouvernement gabonais au cadre normatif de l’Union africaine », a-t-elle affirmé.
Le représentant d’ONU Femmes est revenu, pour sa part, sur la raison d’être de cette agence spécialisée des Nations Unies.
« Tellement que le combat est énorme, la question préoccupante, les États membres des Nations Unies se sont dits : on ne peut pas diluer l’intervention que nous devions faire pour soutenir les femmes dans leur lutte de tous les jours. Il va falloir dédier une agence spécialisée pour jouer ce rôle-là. C’est ce qui a conduit à la création de l’ONU Femmes en 2010. C’est la plus jeune organisation du système des Nations Unies », a-t-il rappelé.
LES SAVOIR-FAIRE FÉMININS MIS À L’HONNEUR
Au-delà des communications institutionnelles, la célébration a également mis en lumière le dynamisme entrepreneurial des femmes gabonaises à travers une exposition de produits artisanaux.
La visite des différents stands a été conduite par la Secrétaire générale Pepecy Ogouliguendé, en compagnie des représentants de la Chine, du Japon, de la Corée, de l’Union africaine et d’ONU Femmes. Cette séquence a permis aux invités de découvrir le savoir-faire des exposantes, tout en encourageant les initiatives économiques féminines, véritables leviers du développement communautaire.
UNE MOBILISATION RENOUVELÉE EN FAVEUR DE L’ÉGALITÉ
En célébrant la Journée Internationale de la Femme Africaine, le Gabon a réaffirmé sa volonté de poursuivre la mise en œuvre des engagements nationaux, africains et internationaux en faveur des droits des femmes. Entre plaidoyer, partage d’expériences, coopération internationale et valorisation des initiatives féminines, cette édition 2026 aura rappelé que la femme gabonaise demeure un acteur incontournable du développement durable, de la cohésion sociale et de la transformation du pays.
Par Valéry M


















