DÉMENTI : la famille de Jérôme Désiré Itoka lève les ambiguïtés sur l’inhumation et attend la décision du parquet de Libreville
Face aux nombreuses interrogations suscitées par l’affaire Jérôme Désiré Itoka, la famille du défunt a tenu à clarifier sa position et à mettre fin aux rumeurs faisant état d’un projet d’inhumation sur le terrain litigieux situé au quartier Camp de Boys, au lieu-dit Venise, dans le 1er arrondissement de Libreville.
Dans une déclaration faite à la Presse Judiciaire Gabonaise le 24 juillet 2026, les proches du disparu ont formellement démenti toute intention actuelle d’enterrer la dépouille sur cette parcelle au cœur d’un ancien contentieux foncier. Ils indiquent désormais vouloir respecter strictement les orientations des autorités judiciaires, confirmant que l’inhumation aura finalement lieu à Makokou, dans la province de l’Ogooué-Ivindo.
Cette mise au point intervient dans un contexte particulièrement sensible, marqué par le décès de Jérôme Désiré Itoka, retrouvé sans vie le samedi 4 juillet 2026 à proximité du terrain litigieux. Le défunt était connu pour son opposition aux procédures d’expulsion ainsi qu’aux travaux engagés sur cette parcelle faisant l’objet d’un différend ancien entre les héritiers de feu Jean-Claude Alloye et les détenteurs actuels du titre foncier. Découvert à l’extérieur de la clôture du site contesté, son décès a conduit à l’ouverture d’une enquête judiciaire destinée à établir les circonstances exactes de sa disparition.
Selon les explications de la famille, l’idée d’une inhumation sur le terrain litigieux avait effectivement été évoquée dans les premiers jours suivant le décès, en raison de la dimension symbolique et émotionnelle que représentait ce dossier pour les proches du défunt. Toutefois, cette hypothèse aurait été abandonnée après les observations formulées par les autorités judiciaires, notamment sur l’absence de titre foncier établi au nom de la famille. Les proches de Jérôme Désiré Itoka affirment désormais prendre acte de cette position et annoncent un programme funéraire précis : la sortie de corps est prévue le 6 août 2026 à Libreville, avant un transfert de la dépouille vers Makokou le 7 août 2026 pour l’inhumation.
Au-delà de cette clarification, l’attention reste tournée vers la rencontre annoncée au parquet de Libreville le mardi 28 juillet 2026 à 10 heures. Cette réunion, qui devrait réunir les membres de la famille, les conseils juridiques des différentes parties, les représentants judiciaires concernés ainsi que les huissiers intervenant pour le compte de sieur Bakenda, apparaît comme une étape majeure dans l’évolution du dossier.
Cette rencontre pourrait permettre une confrontation des différentes versions, un point d’étape sur les investigations en cours et, selon les attentes exprimées par les proches, apporter davantage d’éclaircissements sur les conclusions médico-légales, notamment les résultats officiels de l’autopsie qui n’ont pas encore été rendus publics.
À ce jour, l’affaire Jérôme Désiré Itoka demeure donc au croisement de plusieurs enjeux : un contentieux foncier ancien portant sur une parcelle située à Batterie IV, des contestations civiles liées à la régularité de certains droits de propriété revendiqués, ainsi qu’une enquête pénale visant à déterminer les causes exactes du décès et d’éventuelles responsabilités.
Dans ce climat d’attente, la famille appelle à la retenue et rappelle sa volonté de laisser la justice suivre son cours, tout en réaffirmant un message clair : aucun projet d’inhumation sur le terrain litigieux n’est envisagé et la prochaine rencontre au parquet de Libreville pourrait constituer une étape décisive pour la manifestation de la vérité.
Par Valéry M















