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HYDROCARBURES : Thibault Gaël IBOUMI, relève le défi de la réactivité et du pilotage stratégique

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Face aux tensions récemment enregistrées dans les stations-service, le directeur général de l’Aval pétrolier et gazier, Thibault Gaël Iboumi, est monté au créneau pour éclairer l’opinion publique sur les véritables causes des perturbations de l’approvisionnement en carburant. Entre contraintes du marché international, retards logistiques et hausse de la demande intérieure, le responsable sectoriel a exposé les mécanismes à l’origine de cette situation, tout en mettant en avant la mobilisation des services de l’État et des opérateurs pétroliers pour une disponibilité permanente du carburant.

Monsieur Thibault Gaël IDOUMI, serrant la main du Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema

Alors que les files d’attente observées récemment dans certaines stations-service ont alimenté les interrogations et le scepticisme d’une partie de l’opinion publique, Thibault Gaël Iboumi a choisi de privilégier la pédagogie et la transparence.

Son objectif : expliquer les rouages d’une chaîne d’approvisionnement dont les dysfonctionnements peuvent rapidement affecter les déplacements des populations, les activités des entreprises et, plus largement, le fonctionnement de l’économie nationale.

Le Directeur Général de l’Aval pétroliers et gazier, Monsieur Thibault Gaël IDOUMI, sur le terrain…

À la tête de la direction générale de l’Aval pétrolier et gazier, le responsable intervient sur un maillon stratégique du secteur des hydrocarbures : la transformation, le stockage et la distribution des produits pétroliers destinés à la consommation.

Son périmètre de responsabilité englobe notamment la Société gabonaise de raffinage (SOGARA), la Société gabonaise d’entreposage de produits pétroliers (SGPP), ainsi que les opérateurs de commercialisation communément appelés marketeurs, parmi lesquels PetroGabon, Gab’Oil, TotalEnergies Marketing et Vivo Energy.

Cette architecture implique une coordination permanente entre les différents intervenants. La SOGARA assure le raffinage d’une partie du pétrole brut et participe, pour le compte de l’État, à l’approvisionnement en produits pétroliers finis importés. Les installations de stockage prennent ensuite le relais, tandis que les distributeurs organisent l’acheminement des carburants vers les stations-service.

Autrement dit, la disponibilité du carburant à la pompe ne dépend pas d’un seul acteur, mais de la fluidité de l’ensemble de cette chaîne. C’est précisément cette interdépendance que le directeur général a tenu à rappeler pour permettre aux Gabonais de mieux comprendre les difficultés rencontrées.

Des tensions internationales aux répercussions nationales

Pour Thibault Gaël Iboumi, la pénurie observée dernièrement au Gabon ne saurait être comprise sans prendre en considération les tensions qui affectent le marché international des produits pétroliers.

Les perturbations liées au contexte géopolitique au Moyen-Orient, notamment autour de l’Iran, ont contribué à accentuer les tensions sur les approvisionnements, avec des répercussions sur les coûts de transport maritime, le fret et les assurances. À ces contraintes s’ajoutent les difficultés rencontrées dans la disponibilité des cargaisons et les aléas susceptibles de retarder l’arrivée des navires.

Le Gabon, bien que producteur de pétrole brut, demeure en effet dépendant des importations pour couvrir une partie de ses besoins en produits pétroliers raffinés.

Cette réalité économique mérite d’être soulignée : la production nationale de pétrole brut ne signifie pas automatiquement une autosuffisance en essence, en gasoil ou en gaz domestique. Le raffinage, les capacités de production, la nature de la demande intérieure et les besoins du marché imposent des arbitrages permanents.

De même, lorsque les cours internationaux progressent, les recettes issues de la commercialisation du brut peuvent bénéficier de cette hausse, mais les achats de produits raffinés à l’étranger deviennent également plus coûteux.

Le pays se retrouve ainsi confronté à une double dynamique : valoriser sa production pétrolière tout en supportant les conséquences de la hausse des prix et des contraintes d’approvisionnement sur le marché international.

Dans ce contexte, la cargaison attendue, dont le retard a contribué aux tensions observées, représentait un élément déterminant pour rétablir un niveau d’approvisionnement plus satisfaisant.

Des retards maritimes qui fragilisent l’approvisionnement

Au-delà des tensions internationales, le directeur général a également insisté sur les difficultés inhérentes au transport maritime des produits pétroliers.

« L’arrivée d’un navire ne signifie pas nécessairement que son déchargement peut commencer immédiatement » a-t-il souligné. Les conditions de navigation, les caractéristiques du port, le tirant d’eau et les contraintes d’accostage peuvent prolonger les délais, même lorsque le bateau est déjà visible au large de Libreville.

Ces contraintes illustrent la fragilité d’un système dans lequel quelques heures de retard peuvent avoir des conséquences importantes sur la disponibilité du carburant dans les stations-service, particulièrement lorsque les stocks disponibles sont limités.

C’est là que se mesure l’importance de l’anticipation logistique. Dans un secteur où les délais d’approvisionnement sont incompressibles, la programmation des commandes, la sécurisation des cargaisons et la constitution de stocks de précaution représentent des leviers essentiels pour prévenir les ruptures.

L’épisode récent rappelle ainsi que la gestion des hydrocarbures ne se limite pas à l’achat et à la distribution des produits : elle exige une planification rigoureuse, une surveillance continue des stocks et une capacité à réagir rapidement aux imprévus.

L’augmentation de la demande, un autre facteur déterminant

À ces contraintes extérieures s’ajoute l’évolution de la consommation intérieure. Selon Thibault Gaël Iboumi, le lancement de grands chantiers et l’intensification des activités économiques impulsés depuis l’arrivée au pouvoir du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, ont contribué à accroître les besoins en carburant.

Cette progression de la demande constitue un indicateur important pour la planification des approvisionnements. Les travaux publics, les déplacements liés aux activités économiques, le transport des marchandises et les besoins des ménages exercent une pression supplémentaire sur les volumes disponibles.

Dans ces conditions, les prévisions de consommation doivent évoluer au même rythme que les ambitions de développement du pays.

L’enjeu est donc double : accompagner la dynamique des investissements et des chantiers nationaux tout en garantissant une disponibilité suffisante des produits pétroliers pour les populations et les opérateurs économiques.

La situation met en évidence la nécessité d’un ajustement permanent entre les volumes raffinés localement, les importations, les capacités de stockage et les besoins réels du marché.

Une mobilisation des autorités pour accélérer le retour à la normale

Face aux tensions récemment enregistrées, le ministère du Pétrole et du Gaz, placé sous la responsabilité de Clotaire Kondja, a engagé une concertation technique avec les acteurs concernés afin d’identifier les mesures susceptibles de rétablir rapidement la fluidité de l’approvisionnement.

D’après les explications du directeur général, les échanges ont porté sur les mécanismes d’urgence et les dispositions opérationnelles à mettre en œuvre pour réduire les effets de la rupture.

Cette mobilisation traduit la nécessité d’une réponse coordonnée entre les pouvoirs publics, les structures chargées du raffinage et du stockage, les importateurs et les distributeurs.

Dans ce dispositif, Thibault Gaël Iboumi occupe une position charnière. Son rôle consiste notamment à faire converger les interventions des différents opérateurs, à suivre les contraintes affectant la chaîne et à contribuer à la recherche de solutions permettant de rétablir la distribution.

La réactivité d’un responsable sectoriel se mesure, dans de telles circonstances, à sa capacité à comprendre rapidement les causes du problème, à mobiliser les acteurs compétents et à communiquer des informations utiles au public. Et c’est ce qu’a fait le DG Thibault…

En exposant les facteurs à l’origine des perturbations et en faisant état des mesures engagées, le directeur général a ainsi cherché à apporter des éléments de compréhension à une population récemment affectée par les difficultés d’approvisionnement.

L’objectif est clair : éviter qu’un retard maritime ou une tension sur le marché international ne se traduise systématiquement par des files d’attente et des difficultés pour les usagers.

La crise récente rappelle également que la communication publique constitue un élément essentiel de la gestion des situations sensibles. Face aux inquiétudes des consommateurs, les explications techniques doivent s’accompagner d’informations régulières sur l’état des stocks, les délais de livraison et les mesures effectivement mises en œuvre.

Son intervention aura donc permis de replacer les difficultés rencontrées dans leur contexte international et logistique, tout en mettant en évidence les efforts engagés par les autorités pour accélérer le retour à la normale.

Valéry M

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