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S’il est des syndicats qu’il ne faut plus accorder la moindre estime au Gabon, ce sont bien ceux des régies financières. Tant entendu que, dans le fond, ils ne se préoccupent point des problèmes du pays, mais simplement de leurs nombreuses primes et nombreux avantages financiers. Ces derniers frisent l’égoïsme et sont déconnectés complètement de la vie de la nation ou du moins, font semblant de n’y prêter la moindre oreille et préfèrent rester complices de la situation actuelle par leur silence.

Lorsque les autres posent les nombreux problèmes urgents, touchant les différents pans de la société, qui concernent toutes les couches de la population, ces derniers n’abordent que les aspects pécuniaires. De plus, Ils n’ont jamais été solidaires des autres syndicats qui subissent toutes sortes de tortures et autres humiliations, comme par exemple, ceux des secteurs de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la santé.

Pourtant, leurs enfants fréquentent ces établissements et universités et ils se soignent dans lesdites structures hospitalières. Ou bien le font-ils, parce qu’ils ont assez de moyens pour scolariser leurs progénitures à l’étranger et se prennent en charge médicalement dans les cliniques au Gabon et à l’étranger?

Souvenez vous de l’adresse de Wilfried Erisco Mvou Ossialas, nommé comme conseiller du Directeur General de l’IGIS ? A témoigné ouvertement son soutien à Ali Bongo, bien que conscient de son échec évident dans la gouvernance du pays suite à son AVC. Certainement à cause de la fibre ethnique ? Car nous savons tous comment plusieurs d’entre eux sont arrivés dans ces régies financières.

Le plus choquant, c’est leur mépris face aux arrestations et autres sequestrations dont sont victimes leurs collègues, sans manifester le moindre soutien par solidarité pour exiger leur liberation. C’était le cas lorsque Jean Remi Yama et Marcel Libama avaient été jetés en prison et, aujourd’hui, c’est Jean Bosco Boungoumou Boulanga de la confederation Dynamique Unitaire qui subit les affres du regime.

Fort de cette réalité, peut-on croire que ces syndicats ne méritent encore l’estime et l’attention de leurs frères armes ? Sinon, le gouvernement peut leur infliger autant d’arrogance qu’il veut, leurs pairs n’en auront cure par le principe de la réciprocité.

Récit/Pierre Ntoum.

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