6ÈME ÉDITION DU SAMEAU : quand l’intelligence artificielle rencontre la mémoire culturelle gabonaise
Du 16 au 19 septembre 2026, le Musée national de Libreville vibre au rythme de la sixième édition du Salon des métiers de l’audiovisuel et du numérique (SAMEAU). Placée sous le signe de la rencontre entre mémoire et innovation, cette édition explore les possibilités offertes par l’intelligence artificielle pour préserver, valoriser et transmettre le patrimoine culturel gabonais. Une ambition portée avec dynamisme par la présidente du SAMEAU, Jennifer MAYOMBO.
Mercredi 16 septembre, le Musée national de Libreville avait des allures de véritable carrefour de la création, de l’image, du numérique et de la culture. Dans une atmosphère à la fois studieuse et enthousiaste, la cérémonie d’ouverture de la sixième édition du Salon des métiers de l’audiovisuel et du numérique (SAMEAU) a réuni plusieurs personnalités et acteurs majeurs du monde culturel et numérique. Aux côtés de Jennifer Nupsia Mayombo, présidente de GAB CULTURES EVENT et véritable cheville ouvrière de cette initiative, figuraient notamment Marco Patricio Zambano Restrepo, représentant résident de l’UNESCO au Gabon, Alphonse Waquena, représentant de l’OIF pour l’Afrique centrale, ainsi que Joël Madama, représentant du Musée national.

La présidente du Sameau, Jennifer Mayombo, présentant les stands aux officiels lors de la cérémonie d’ouverture
Pendant quatre jours, le SAMEAU entend ainsi offrir un espace de formation, de réflexion, de création et de partage autour d’un enjeu actuel : « Entre mémoire et innovation : l’intelligence artificielle au service de notre patrimoine culturel ».
Au cœur de cette ouverture, la photographie a occupé une place particulière. En choisissant de mettre en lumière celles et ceux qui, derrière leurs objectifs, contribuent à documenter la société et à immortaliser ses histoires, Jennifer Mayombo a voulu rendre hommage à un métier souvent exercé dans l’ombre, mais essentiel à la conservation de la mémoire collective. « Nous avons choisi de mettre à l’honneur les photographies, cet homme ou cette femme de l’ombre qui capture nos histoires, nos visages et notre patrimoine », a-t-elle souligné.
Une déclaration qui illustre la vision de la présidente du SAMEAU : faire de ce rendez-vous bien plus qu’un simple salon, en créant une véritable plateforme où les professionnels, les jeunes talents et le grand public peuvent se rencontrer, apprendre et imaginer les métiers culturels de demain.
Cette réflexion sur l’intelligence artificielle n’a toutefois rien d’une fascination aveugle pour la technologie. Elle s’accompagne d’une exigence éthique et culturelle clairement exprimée lors de la cérémonie. Pour Marco Patricio Zambano Restrepo, représentant résident de l’UNESCO au Gabon, « cette innovation doit être avant tout le socle de l’image et du son. Cette technologie doit être utile au service du progrès et du bien commun. Elle doit respecter la dignité humaine et la diversité culturelle et le principe éthique ».
Dans la même dynamique, Alphonse Waquena, représentant de l’OIF pour l’Afrique centrale, a posé la question centrale de cette sixième édition : « La véritable question est de savoir comment l’innovation peut nous aider à mieux préserver, mieux valoriser et mieux transmettre notre mémoire, l’intelligence artificielle ».
Joël Madama, représentant du Musée national, a pour sa part insisté sur la nécessité de conjuguer innovation et fidélité à l’héritage culturel : « Il s’agit de réfléchir aux moyens de faire vivre notre patrimoine dans l’espace de création et de transmission tout en veillant à préserver son authenticité, son sens et sa valeur pour les générations futures ».
Durant ces quatre jours, le SAMEAU 2026 déploie un programme particulièrement riche. Les participants peuvent notamment prendre part aux ateliers consacrés à la réalisation vidéo et au montage, animés par Pauline Mvele Nambane, The Maggik Elkana et Matamba Kombila ; à la photographie et à la création de contenu, avec Désirey Minkoh, Tehelly Photo, Modeste Okome et Mehdi Kouba Zebib ; ainsi qu’à la communication institutionnelle, la publicité et le personal branding, conduite par Chrismain Babala, Jennyfer Nupsia Mayombo Kangouna, Waris Moulenda Fatombi et Laetitia Mebaley.
Le salon également offert un village numérique, des stands d’exposition, du podcast, du journalisme, de la prise de parole en public, une initiation à l’intelligence artificielle et au marketing digital. Autre temps fort : le concours photo Sam’O Shoot, ouvert aux talents des neuf provinces du Gabon, avec un jury composé d’Arel Mekindet, Henri Joseph Koumba Bididi et Ombalo Kierno.
À travers cette programmation éclectique, la présidente Jennifer Mayombo et son équipe confirment leur volonté de faire du SAMEAU un espace de transmission et d’émulation pour les professionnels comme pour les jeunes désireux d’investir les métiers de l’audiovisuel et du numérique. Son engagement, son sens de l’initiative et son dynamisme donnent à cette sixième édition une dimension particulièrement ambitieuse : rapprocher la culture et les technologies contemporaines, tout en plaçant le patrimoine gabonais au cœur des nouvelles pratiques de création.
Dernier rendez-vous ce samedi 19 septembre ! Après plusieurs journées consacées aux ateliers, aux échanges et aux découvertes, le SAMEAU 2026 connaîtra son épilogue à 14 heures, au Musée national de Libreville. Les ateliers se poursuivront durant la matinée avant cette cérémonie de clôture.
Professionnels, créateurs, passionnés d’image et de numérique, jeunes talents, acteurs culturels et grand public sont donc invités à venir prendre part à ce dernier grand moment de la sixième édition du SAMEAU. Une occasion de découvrir les productions, de célébrer les talents et de refermer cette édition sur une note résolument tournée vers l’avenir, où l’intelligence artificielle ne remplace pas la mémoire, mais peut devenir un nouvel outil pour la faire vivre et la transmettre.
Valéry M




















