Gabon/ Le Chef de l’État apprécie de visu les travaux de bitumage de la Route Ntoum-Cocobeach en cours de réalisation par l’opérateur EBOMAF-TOGO
Grâce à la performance, la vitesse d’exécution et l’expertise avérée de l’opérateur EBOMAF-Togo, le bitumage de la Route Ntoum-Cocobeach, tant rêvé par les populations du département de la Noya, devient une réalité. Une démonstration de force de l’entreprise adjudicataire, qui fait taire les critiques, tout en justifiant son efficacité au regard de l’avancement constant des travaux. Le maçon se jugeant au pied du mur, le Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est rendu à Cocobeach ce mercredi 13 août 2025, afin d’apprécier de visu, l’évolution spectaculaire de cet ouvrage routier de grande portée économique et touristique.
En effet, le déplacement du Président de la République sur Cocobeach, visait à inspecter et évaluer l’état d’avancement des travaux de bitumage de la route reliant Ntoum à Cocobeach. Il est essentiel d’indiquer que ce projet ambitieux, dont le marché a été attribué à la société EBOMAF – Togo, aura nécessité un investissement considérable de l’ordre de 100 milliards de francs CFA, voire plus…

Les experts de l’entreprise adjudicataire EBOMAF-Togo, présentant les enjeux et les intrants du projet au Chef de l’État.
Face aux enjeux de développement local, et aux multiples attentes des populations, les autorités rassurent, en affirmant que ce projet facilitera la circulation des biens et des personnes, réduira les coûts logistiques et dynamisera le commerce transfrontalier. D’ailleurs, matérialiser cet espoir, le Chef de l’État a participé symboliquement à la pose d’enrobé aux côtés des ouvriers, illustrant sa volonté de suivre de près l’avancement des grands chantiers nationaux.

Le Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, lors de la visite d’inspection des travaux à Cocobeach.
Pour rappel, l’Entreprise EBOMAF, déjà implantée dans plusieurs pays africains, inscrit le projet de bitumage de la route de Ntoum-Cocobeach, dans une stratégie de déploiement régional, tout en contribuant à moderniser les infrastructures gabonaises dans une perspective de croissance économique et d’intégration régionale.
À PROPOS DU PROJET D’AMÉNAGEMENT ET DE BITUMAGE DE LA ROUTE NTOUM-COCOBEACH :
Ce Projet d’envergure qui s’étend sur une distance de 83 km, vise à transformer le parcours routier, notamment en améliorant des routes qui traversent une région riche en forêts. Ce projet est sous la maîtrise d’ouvrage du Ministère des Travaux Publics et est supervisé par le Secrétaire Général de ce même ministère. Les missions d’études et de contrôle sont confiées à l’organisme technique DGEI/DGIT, tandis que l’entreprise EBOMAF TOGO est chargée de la réalisation des travaux. Le délai d’exécution est ambitieux, étalé sur une période de 48 mois.
Les caractéristiques géométriques de la route varient selon si le tronçon est en rase campagne ou en agglomération. En rase campagne, l’emprise est de 15 mètres avec une voie de 3,50 mètres et une chaussée de 10,00 mètres de large, accompagnée de fossés bétonnés. Dans l’agglomération, l’emprise s’élargit à 25 mètres, avec une voie de 4,50 mètres et une chaussée de même largeur que précédemment, soit 10,00 mètres, incluant des accotements de 2 mètres et des caniveaux, plus des aires de stationnement conçues pour faciliter le transit et l’interaction sociale.
La structure complexe de la chaussée est composée d’un revêtement en béton bitumineux d’une épaisseur de 6 cm, une couche de base en Grave Bitume de 10 cm d’épaisseur, suivie d’une couche de fondation en Granulats Naturels de 20 cm, et enfin, une couche de forme de matériaux latéritiques améliorés au ciment et au concassé, d’une épaisseur de 20 cm également.
Les travaux associés comprennent l’installation de deux stations de péage, une station de pesage, et le déplacement des réseaux critiques comme ceux de transport et de distribution d’eau, ainsi que les réseaux d’électricité de différentes tensions et les réseaux de téléphonie. De plus, des compensations sont prévues pour les cadres bâtis existants et les exploitations fruitières ou agricoles affectées par le projet.
Valéry M














