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Ce qui se joue aujourd’hui à Owendo dépasse la simple question électorale. C’est une tentative de confiscation identitaire et clanique du pouvoir local, portée par une minorité agissante qui rêve de faire main basse sur la commune comme on hérite d’un bien familial. En trahissant un consensus clair, transparent et scellé devant les plus hautes instances du parti, les auteurs de cette manœuvre dévoilent leur vrai visage : celui d’un tribalisme politique assumé, toxique, et dangereux pour l’unité nationale.

Une vue des militants ayant massivement pris part à l’Assemblée générale constitutive de l’UDB

Le consensus a pourtant été obtenu dans les règles de l’art, en présence de tous les poids lourds du parti, notamment Léon Ababé, Maître Jay, Madame Revenue, et sous l’autorité du Secrétaire Général Mays Mouissi. Toutes les têtes de liste avaient apposé leur accord, dans une logique d’apaisement, de respect mutuel et d’ouverture. Mais aujourd’hui, certains retournent leur veste, instrumentalisant des relents communautaristes pour masquer des ambitions personnelles.

Leur stratagème est grossier : multiplier les listes issues d’un même clan familial pour déséquilibrer volontairement le jeu des représentations, fausser l’équité, et imposer une hégémonie tribale sur la commune. Cette supercherie n’est rien d’autre qu’une prise d’otage démocratique, qui foule aux pieds l’éthique, la loyauté et l’esprit républicain.

Léon NDONG NTEME, fer de lance de cette entreprise de division, avait pourtant cautionné le consensus final, comme l’ensemble des parties impliquées. Son revirement spectaculaire est une trahison de la parole donnée, mais surtout une insulte au vivre-ensemble qui caractérise Owendo depuis toujours.

Ce tribalisme décomplexé est une gifle à l’appel à l’unité lancé par le Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema. Tandis que la nation œuvre à la refondation morale et politique du pays, certains préfèrent ressusciter les vieux démons du repli ethnique, du népotisme et de l’exclusion.

La vérité est implacable : le consensus a été obtenu avec honnêteté et responsabilité. Ceux qui le rejettent aujourd’hui ne le font pas au nom du peuple, mais au nom de leurs intérêts de caste. Leur agitation n’est que la réaction paniquée de ceux qui voient leur système de prédation menacé par la nouvelle donne politique.

La commune d’Owendo n’appartient à aucune tribu, à aucune famille, à aucun seigneur local. Elle appartient à tous ses enfants, dans leur diversité et leur égalité de droits. Et ce sont les bâtisseurs de l’unité, et non les marchands de haine, qui conduiront son destin.

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