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Le fonctionnement du pays au niveau des institutions républicaines garantes de l’Etat de droit, étant confronté à une situation délicate dûe à l’absence momentanée du Président de la République, Ali Bongo, hospitalisé à Riad en Arabie Saoudite, aura obligé la Cour constitutionnelle, a opter exceptionnellement pour la notion de la jurisprudence en autorisant le vice-président de la République Maganga Moussavou à présider le Conseil des ministres. A ce qui semble, cette pirouette » de la haute juridiction, bien que décriée par les compatriotes septiques, se présente comme une alternative exceptionnelle et opportune pour le premier ministre en vue d’assurer la bonne continuité de l’Etat en attendant le retour d’Ali Bongo.

La présidente de la Cour constitutionnelle, Marie Madeleine Mbonrantsou

Cette position résulte tout d’abord de la légitimité qu’il tire de la Constitution. En effet, l’article 28 alinéa premier de la Constitution dispose que « Le gouvernement conduit la politique de la nation, sous l’autorité du président de la République; il dispose, à cet effet, de l’administration et des forces de défense et de sécurité ». Il est donc avec le chef de l’Etat le garant du bon fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’Etat.

D’ailleurs, au plus fort de la polémique née de l’annonce de l’hospitalisation du Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba au King Fayçal Hospital de Riyad, il avait donné des assurances sur la stabilité du pays. « L’État fonctionne, les engagements pris par le gouvernement et par les plus hautes autorités, sur le plan national ou diplomatique, seront respectés », assurait–t-il le 29 octobre dernier.

Une position qui depuis lors reste constante et qui selon de nombreux observateurs atténue quelque peu les craintes né de l’absence du président. Loin d’être alarmiste, il tient la barque en dirigeant l’action du gouvernement sans changer de cap.

Autre élément qui concourt à rassurer l’opinion, c’est la bonne tenue de l’administration publique dont il est le premier responsable. Mieux, la décision de la Cour, même si elle donne lieu à une levée de boucliers au sein du landerneau politique, elle vient conforter le rôle de premier plan d’Emmanuel Issoze Ngondet, qui conformément aux nouvelles dispositions décidées par la haute juridiction aura pour mission « d’assurer la continuité de l’Etat et du service public, ainsi que le fonctionnement régulier du gouvernement ».

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