ondo

BUB

Home International

0 1739

A Madagascar, les organisations de la société civile unissent leurs forces pour le respect des droits humains et organisent un séminaire de trois jours sur ce thème. Selon elles, le pays a encore des progrès à faire en la matière, notamment concernant l’accès à la terre, le droit à un travail décent, mais aussi la protection des militants écologistes. Ces derniers mois, ils sont plusieurs à avoir été arrêtés et emprisonnés pour avoir défendu les ressources naturelles de Madagascar.

L’angoisse des militants écologistes malgaches, Clovis Razafimalala la connaît bien. Par précaution, sa femme et ses enfants ne vivent plus avec lui. Depuis dix ans, il s’évertue à dénoncer les trafics de bois de rose dans les forêts de sa région, dans le nord-est de Madagascar.

Arrêté en septembre 2016, Clovis a passé dix mois en prison en attendant son procès. Accusé, entre autres, d’incitation à la rébellion, il est finalement condamné en juillet dernier, à cinq ans de prison avec sursis : « C’était un moyen de me faire taire à mon avis. Je ne peux pas trop parler depuis cinq ans. Je ne peux pas dévoiler quelque chose concernant les trafics. Je conserve la forêt. Cela dérange beaucoup parce que j’ai eu beaucoup de menaces en faisant mon travail, des menaces de mort ».

« C’est très dangereux d’être activiste à Madagascar »

Parmi la dizaine d’organisations de la société civile qui se sont rassemblées pour défendre les droits humains, l’Alliance Voahary Gasy, la plateforme des associations environnementales malgaches. Et son président Ndranto Razakamanarina connaît bien les risques encourus par les activistes : « C’est très dangereux d’être un activiste à Madagascar. La société civile ne se taira pas malgré que les autorités ne nous écoutent pas toujours. Ce que nous attendons, c’est que ces gens-là qui luttent pour le bien des ressources naturelles à Madagascar puissent avoir leurs droits aussi. Parce que vous savez qu’il y a quatre activistes qui ont été incarcérés pour des raisons qui sont fausses, selon nous. Et on voudrait vraiment la protection de ces activistes et de leur famille ».

La dernière arrestation d’un activiste environnemental date du mois dernier. Il a été condamné à deux ans de prison avec sursis.

ACTUALITE

0 44
Dans un climat marqué par de vives spéculations et une effervescence politique perceptible, l’Hôtel de Ville de Libreville a été, ce lundi 13 avril,...

SOCIETE

0 131
Dans une dynamique de transparence et de redevabilité accrue, la Société d’Exploitation du Transgabonais (SETRAG) a récemment ouvert ses portes – et surtout ses...

POLITIQUE

0 75
À l’heure où le Gabon s’engage à façonner sa démocratie, la réforme du cadre juridique des partis politiques s’impose comme l’un des chantiers les...

ECONOMIE

0 167
La Douane gabonaise a célébré, en différé, l’édition 2026 de la Journée internationale de la douane (JID). Placée sous le thème évocateur « Une...

FAITS DIVERS

0 390
La Société d’Exploitation du Transgabonais (SETRAG) informe les usagers et le public qu’un départ tardif du train voyageurs n°530 est intervenu dans la nuit...

CULTURE

0 91
Libreville a abrité, du 30 mars au 2 avril 2026, un rendez-vous majeur pour l’avenir des syndicats ganonais du secteur Transport. Le séminaire de...

INTERNATIONAL

0 175
Dans un climat international d’une extrême tension, marqué par des échanges de frappes et des menaces croisées entre Iran, les États-Unis et Israël, une...

SPORT

0 175
La sélection nationale gabonaise de football s’apprête à ouvrir une nouvelle parenthèse sous la direction d’un visage bien connu du football local. À l’issue...