ALERTE ! Les Artisans dénoncent l’illégalité des candidats présentés par la Chambre des Métiers au Conseil économique, social…
Pour exprimer leur désapprobation, les artisans gabonais avisés ont tenu à manifester leur profond mécontentement et à dénoncer la procédure actuelle d’élection des artisans qui les représenteront au sein du Conseil économique, social, environnemental et culturel. Ils qualifient le modus operandi adopté par la Chambre Nationale des Métiers de l’Artisanat du Gabon « d’IMPOSÉ ». Selon eux, la procédure mise en place constitue une violation flagrante des dispositions légales en vigueur, censées garantir la transparence et la légitimité des processus électoraux concernant cette catégorie professionnelle.
Dans leur indignation, ils rappellent l’article 8 de l’arrêté n°812/MRRI daté du 17 novembre 2025, qui stipule clairement que les membres artisans doivent être élus par leurs pairs. Cette disposition vise à s’assurer que ceux qui occupent des postes décisionnels au sein du Conseil proviennent d’un milieu qui leur est propre et qu’ils comprennent les enjeux spécifiques rencontrés par les artisans dans leur quotidien. Or, ils constatent, pour le déplorer, qu’au lieu d’une élection juste et démocratique, ils font face à une désignation arbitraire et sans consultation sérieuse des intéressés.
De plus, ils rappellent que le corps des artisans se compose de plusieurs catégories distinctes : les artisans de production, les artisans d’arts et les artisans de services. Chacune de ces catégories possède ses particularités et ses réalités économiques qui méritent une représentation adéquate et proportionnelle au sein du Conseil. Ignorer cette diversité, c’est risquer de marginaliser certains groupes d’artisans dont les intérêts pourraient ne pas être pris en compte dans les décisions du Conseil.
Il est également pertinent de souligner que tous les artisans du Gabon ne sont pas membres de la Chambre des métiers, et qu’en l’absence d’une assemblée générale valide, réunissant l’ensemble des artisans, l’organisation d’une telle élection est non seulement questionnable mais également illégale. L’inclusivité est essentielle pour garantir que toutes les voix des artisans soient entendues et respectées, mais cette légitimité est mise en péril par l’absence d’un cadre électoral légitime.
De surcroît, il est crucial que les artisans consultés pour cette élection soient en règle avec l’administration, notamment que leurs dossiers juridiques soient en ordre et qu’ils soient effectivement affiliés à l’organisation censée les représenter. Cela garantirait que seuls les artisans valablement reconnus aient la possibilité de participer au processus électoral, renforçant ainsi la crédibilité de l’élection elle-même.
Par conséquent, les artisans indignés estiment que l’actuelle désignation supposée n’est pas seulement illégale sur le plan administratif, mais elle risque également de compromettre la légitimité de l’élection et de mettre en péril la représentation équitable de tous les artisans au sein du Conseil. Une telle situation serait inacceptable et ouvrirait la porte à des abus de pouvoir et à des décisions prises sans une véritable expertise des enjeux du terrain.
En conclusion, les artisans insurgés appellent de manière urgente le ministère chargé de la Réforme des institutions à revenir aux principes fondamentaux de la démocratie, en garantissant des élections initiales et équitables. Cela permettra non seulement à tous les artisans de participer comme il se doit, mais également de restaurer la confiance dans les institutions censées les représenter. Car, disent-ils, il est impératif de ne pas imposer une Chambre des métiers non légitime qui ne répond ni aux attentes ni aux nécessités des artisans du pays.
La loi reste la Loi, et c’est d’elle que doit découler toute action réputée légitime au sein de nos institutions. En tant qu’artisans, ils prennent très au sérieux leur rôle dans le développement économique et culturel du Gabon, et méritent un processus électoral qui reflète véritablement leur diversité et leurs aspirations. À toutes fins utiles, ils espèrent une prise de conscience rapide et un retour à des pratiques justes et respectueuses des lois en vigueur.
Récit/Peuple Infos.






















