Home Actualité Gabon/ Préavis de grève : les enseignants donnent 8 jours à Camélia...

Gabon/ Préavis de grève : les enseignants donnent 8 jours à Camélia Ntoutoume pour donner une suite favorable à leurs revendications

0 743

Mercredi 3 septembre 2025, s’est tenue une Assemblée générale de rentrée scolaire, organisée par les enseignants délégués d’établissements du Syndicat de l’éducation nationale (Sena), dans leur siège situé à la Peyrie, à Libreville. Cet événement marquant de la rentrée 2025-2026 a vu ces professionnels de l’éducation exprimer leurs exigences concernant la régularisation des situations administratives qui sont dans l’impasse, et la nécessité urgente de nommer de nouveaux chefs d’établissements pour rétablir l’ordre et l’efficacité dans les écoles.

Une vue des enseignants décidant unanimement à mains levées, du préavis de grève de huit jours.

Sous l’égide du secrétaire général intérimaire, Magloire Memiaga, les discussions ont abouti à une décision unanime : les enseignants présents ont voté pour le dépôt d’un préavis de grève d’une durée de huit jours, à partir de ce jeudi 4 septembre, afin de faire pression sur les autorités pour qu’elles prennent les mesures appropriées concernant ces situations administratives en suspens et l’appointement de dirigeants d’établissements scolaires, nouveaux et compétents.

En effet, dès le 2 août 2025, le Sena avait mis en lumière, lors d’une conférence de presse, la suspension prolongée des situations administratives sous l’ère d’Oligui Nguema, englobant des processus cruciaux tels que les recrutements, intégrations, titularisations, avancements et reclassements post-stage. Cela fait plus d’une décennie que ces démarches sont bloquées, laissant les enseignants dans une incertitude croissante. Malgré les précédentes tentatives de communication, le gouvernement reste muet et ne propose aucune solution conclusive ni directive claire pour résoudre ces problèmes qui perdurent, comme l’a souligné Magloire Memiaga avec une note de frustration évidente.

Face à ce silence assourdissant de la part des autorités, la décision des enseignants lors de l’AG de déposer un préavis de grève immédiat visant une paralysie complète du secteur éducatif. Les responsables syndicaux ont en effet livré ce préavis au cabinet du ministre d’État chargé de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, marquant ainsi le début d’une phase potentiellement houleuse dans le domaine éducatif.

En outre, le cahier de revendications présenté par les enseignants aborde un autre point crucial : le retard survenu dans la nomination des nouveaux chefs d’établissements. Ces désignations, selon eux, remontent à l’époque de l’Ajev (Association des jeunes émergents volontaires). Dans une situation aberrante, beaucoup de chefs sont en stages ou ont même atteint l’âge de la retraite depuis deux ans, pourtant ils continuent à gérer calmement leurs lycées et collèges. Cette anomalie administrative sable l’efficacité de la gestion scolaire et entrave le bon fonctionnement des institutions éducatives, a dénoncé le responsable du Sena.

Magloire Memiaga a également mis un point d’honneur à clarifier que, si aucune action concrète n’est entreprise au-delà du préavis de huit jours, le Sena envisage sérieusement de déclencher un mouvement de grève à grande échelle. En effet, une situation où des enseignants s’éternisent dans des positions de stagiaire pendant huit, dix, voire quinze ans n’est guère acceptable ni viable pour le développement harmonieux du secteur éducatif de notre pays, a-t-il souligné avec un sentiment d’urgence palpable.

Il est impératif que la paix et la normalité reprennent leurs droits dans le domaine éducatif, surtout aux premiers jours cruciaux de la rentrée scolaire 2025-2026, afin de garantir une année scolaire productive et sans heurts pour tous les élèves et les professeurs engagés dans cette noble mission d’éducation.

Récit/ Peuple Infos

NO COMMENTS

Leave a Reply