Gabon/ Guerre des clans : quand les « mutants du PDG » sabotent le contrat social entre le Peuple et son Champion
À l’orée des prochaines joutes électorales, un conflit interne spectaculaire se déroule dans les rangs de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), une formation politique qui, pourtant, suscite un puissant élan populaire suite au score écrasant obtenu par le Bâtisseurs en Chef, Brice Clotaire Oligui Nguema, lors de la présidentielle d’avril 2025. Ce parti fait face aujourd’hui à des luttes intestines opposant trois factions distinctes : les anciens dignitaires du régime tombé en disgrâce, les opposants récemment convertis à la cause, et ceux qui ont changé de camp à la dernière minute, que l’on nomme souvent les transhumants.

Une vue du Parti Démocrate gabonais, sous le magistère d’Ali Bongo, aujourd’hui délaissé par les « Mutants »
Cette cacophonie politique, loin d’être simplement un désordre organisé, met en péril le contrat social établi entre le peuple gabonais et son champion, le Président Brice Clotaire Oligui Nguema. Ce contrat était conçu autour d’une promesse de rupture avec l’ancien système, d’une revalorisation de l’éthique politique, et d’un retour de l’autorité en faveur du peuple. Curieusement, ceux qui combattaient avec acharnement ce pacte hier, revendiquent bruyamment cet engagement aujourd’hui, sans aucune autocritique ni remise en question. Une attitude qui suscite lourdement des interrogations sur la sincérité de leur démarche.
Les anciens « mutants du PDG », ces élites déchues du pouvoir, tentent ainsi de se réinventer idéologiquement sous les couleurs de l’UDB, leur objectif principal étant la reconstitution de réseaux d’influence puissants. Les anciens opposants s’appuient sur leur ralliement politique pour accéder aux mêmes privilèges qu’ils dénonçaient pourtant vivement auparavant. Quant aux transhumants, ces véritables caméléons de la sphère politique, ils dissimulent leurs aspirations à des positions de pouvoir ethno-familiales derrière des discours patriotiques.
En conséquence, ces manœuvres représentent une trahison méthodique du peuple qui aspire à construire une base solide et pérenne ; une prise en otage du projet républicain maintes fois affirmé. Beaucoup considèrent désormais que l’UDB est sur le point de devenir un centre de recyclage politique, comme le clament avec ferveur et colère les militants qui adhèrent toujours aux valeurs fondamentales du Parti.
La base militante reste lucide. Ceux qui ont soutenu la période de Transition, souvent dans l’ombre, réclament que le parti soit restauré par ses fondateurs légitimes. Ils expriment clairement leur désillusion en déclarant : « Nous avons placé notre foi en un idéal. Ils le transforment en un marché vulgaire. »
Au cœur de ce théâtre empreint de duplicité flagrante, certaines personnalités, telles que Carmelia Ndoutoume Leclerc — qui est demeurée fidèle aux idéaux du PDG jusqu’au bout, réussissent presque paradoxalement à incarner une forme de cohérence plus authentique comparée à ces nouveaux convertis de la vingt-cinquième heure. Au moins, elle n’a jamais renoncé à ses convictions.
Le peuple gabonais, qui fut un acteur majeur et un témoin du tournant historique en août 2023, mérite assurément un horizon politique plus lumineux. Il mérite une UDB loyale à son engagement initial, non polluée par les revenants du système déchu. Il mérite un leadership qui non seulement protège et construit, mais également élève. Car miner ce contrat social, c’est également trahir la nation dans son ensemble, avec des conséquences désastreuses pour le futur du pays.
Récit/ Peuple Infos





















