Alerte ! La filière bois, sous la menace des irrégularités administratives – la Douane et les Eaux et Forets pointés du doigt : Témoignage et Décryptage
« Je ne comprends pas ce qui se passe ! Vous avez voté une loi. Qu’on vienne tôt le matin, vous allez nous donner des agents au niveau des eaux et forets. On se prive de sommeil pour quitter les maisons dans les 05h45 ; prendre des risques pour arriver au single window, mettre les noms sur les feuilles pour qu’on nous attribué des agents pour les conteners. Et lorsque qu’on fait ce sacrifice, on est en première position, et on est surpris de constater que les sociétés qui sont derrière nous, ont des agents, et nous, nous n’en n’avons pas. Soi-disant que ce qui ont peu de conterners, on les prend d’abord. Et pourtant, vous avez voté la loi que les premiers arriver sont les premier servis…
…Même si on a un million de conterners vous devez nous prendre. Les eaux et forets sont sensés envoyer un agents chez nous. On se retrouve ce matin, on a pas d’agent, on a personne. Et on nous fait comprendre qu’on doit prendre un agent permanent. Pourquoi vous obliger aux sociétés de prendre les agents permanent pour payer 1.500.000, alors qu’on a pas beaucoup de conteners ? Le plus souvent, on a deux ou trois conteners. Pourquoi on a pas des agents aujourd’hui ?
On fait des efforts ; on prend des risques pour quitter chez nous à 05h 40, 45, et arriver ici, on met les noms, et on se retrouve sans agents est-ce que vous trouvez que c’est normal ? Et après on va vilipender les noms des gens. Que c’est telle ou telle personne qui gaspille.
Si ça continue continue ça […] je suis allé aux eaux et forets ce matin. Et j’en reviens. Je suis allée crier là-bas parce que j’ai des preuves avec moi. On est en première position et on n’est pas servi soi-disant : on nous demande de prendre des agents. Et là moi je préfère déjà vous dire, partout où on passera, moi je vais mettre des enregistrements.
Je vais maintenant faire des vidéos, on va mettre ça sur les réseaux sociaux. Et en même temps, je vais adressez une lettre au premier ministre. S’il faille qu’on arrive à la présidence, moi je vais arriver à la présidence. Pour dénoncer ce qui se passe au single windows.
A vous d’appeler tous les CB et leur dire de marcher correctement. On a dit « les choses ont changé » ont doit les respecter ! Je ne peux pas quitter chez moi tôt le matin pour venir mettre le nom, et après on vient me raconter autre chose !
FIN du témoignage
DÉCRYPTAGE DE LA SITUATION :
Les nouvelles procédures douanières mises en place dans la ZIS de Nkok depuis quelques mois pour s’assurer du chargement effectif des conteneurs à l’exportation ralentissent de manière inquiétante l’activité économique de la zone. En effet, le manque de moyens humains des services douaniers du guichet unique de l’Autorité Administrative de Nkok, ne permet pas de répondre aux nouvelles exigences qui semblent imposer un contrôle des conteneurs à toutes les étapes en présence des agents du ministère des Eaux et Forêts Ces contrôles ne dérangent nullement les entreprises, qui elles veulent répondre aux demandes qui leurs sont faites.
Le problème intervient aujourd’hui, toutefois car les deux organismes cités ne parviennent pas à s’accorder, entre autres, sur des horaires de contrôle collectifs.
Pour illustrer nos propos, prenons l’exemple de l’entreprise X, dont la capacité d’exportation a déjà été réduite de plus de la moitié depuis la non-collaboration entre les deux entités étatiques. Cette entreprise souhaitait procéder au contrôle de son conteneur par les services des eaux et forêts et des douanes avant l’exportation, mais elle s’est, à sa plus grande stupéfaction, retrouvée face à une demande de déchargement d’un conteneur déjà chargé et déjà contrôlé par l’un des services au préalable, car l’autre service ne pouvait être là à l’heure qu’ils avaient pourtant collectivement choisie pour le contrôle.
A cela s’ajoute un certain favoritisme de la part de ces agents des eaux et forêts, qui sembleraient privilégier certaines entreprises au détriment d’autres arrivées plus tôt sur l’espace de contrôle.
Ce désordre visible au sein de la zone crée un malaise économique pour le pays. La filière bois, qui souffre déjà d’un ralentissement des exportations et d’une baisse de productivité, est maintenant encore plus menacée par ces irrégularités.
Après les ralentissements liés à la pandémie de Covid 19, le secteur du bois, secteur économique essentiel à notre pays pourrait il survivre à des incohérences qui pourraient être mieux coordonnées ?






















