Gabon/ URGENT : le Mouvement Syndical des Impôts tient son AG ce 04 mars pour décider de son entrée en grève ou pas
À l’heure où les équilibres budgétaires et la mobilisation des recettes publiques demeurent au cœur des priorités nationales, le Mouvement Syndical des Impôts (MSI) annonce la tenue d’une Assemblée générale décisive ce mercredi 4 mars 2026. Cette rencontre, qualifiée de « déterminante » par les responsables syndicaux, vise à statuer sur une éventuelle entrée en grève, conformément au préavis déposé par l’intersyndicale des impôts le 20 novembre 2025.
Un dialogue social en suspens
À l’origine de cette mobilisation : la non-satisfaction des revendications formulées par les agents des impôts, restées, selon le MSI, sans réponse concrète. À la suite du dépôt du préavis, le ministre de tutelle avait pourtant annoncé la mise en place d’un cadre juridique destiné à encadrer les négociations. Mais plus de trois mois après cette déclaration d’intention, les discussions n’ont toujours pas débuté, déplore le syndicat.
Dans un courrier daté du 21 janvier 2026, adressé au ministre de l’Économie avec ampliation au Vice-Président du Gouvernement, le porte-parole du MSI, Pamphile Benga Massia, a officiellement rappelé l’existence du préavis de grève et dénoncé le non-respect du calendrier de paiement de la PPB (Prime de Performance Budgétaire). Là encore, le syndicat évoque « un silence préoccupant » des autorités.
Une administration au cœur de la souveraineté nationale
Au-delà des revendications catégorielles, le MSI inscrit son combat dans une dimension plus large : celle de la défense de la souveraineté fiscale de l’État.
L’administration des impôts joue un rôle stratégique dans le fonctionnement de l’État moderne. Elle assure la collecte des ressources indispensables au financement des politiques publiques, qu’il s’agisse de sécurité, d’éducation, de santé ou d’infrastructures.
Comme le rappelait l’économiste Pierre Biarnès en 1980 : « Pas d’impôts, pas d’État. » Une formule devenue, au fil des années, un principe fondamental de gouvernance publique.
Pour le MSI, négliger les préoccupations des agents chargés de garantir l’ordre public fiscal reviendrait à fragiliser un pilier essentiel de la stabilité institutionnelle et économique du pays.
Vers un tournant social ?
L’Assemblée générale du 4 mars s’annonce donc comme un moment charnière. Les agents devront décider collectivement de l’opportunité d’un mouvement de grève, en conformité avec les dispositions légales encadrant le droit syndical.
Si la grève est votée, elle pourrait impacter significativement le fonctionnement des services fiscaux, avec des répercussions potentielles sur les recettes de l’État et la continuité du service public.
Le MSI appelle ainsi l’ensemble de ses membres à une mobilisation massive et invite à la large diffusion de l’information, insistant sur « l’urgence d’une prise en compte immédiate et responsable des revendications formulées ».
Valéry M
















