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Au Gabon, plus 38 000 personnes et les chiffres sont mêmes sous-estimés, sont sous traitements, car porteuses du virus du Sida. Depuis une semaine, les traitements anti-rétroviraux manquent. Les indiscrétions évoquent même le scénario d’une rupture totale des stocks.

CTA du Gabon, sans stock d’Anti-rétroviraux

38.000 personnes qu’un ministère de bras cassés n’arrivent pas à gérer, les malades vivent dans l’angoisse permanente et là, il s’agit des personnes qui ont été recensées parce que, tous les autres malades s’ignorent. C’est beaucoup Pour une population d’à peine 2 millions d’habitants.

Depuis la découverte du Sida des fonds sont octroyés chaque années aux États pour lutter contre cette maladie, malheureusement, ces fonds sont purement et simplement détournés à des fins catégorielles pour aller alimenter leurs comptes bancaires off-short dans les paradis fiscaux. C’est scandaleux pour un pays avec si peu de population. A lâché l’activiste écœuré .

Notons tout de même ceci : Après l’annonce de la rupture des antirétroviraux destinés aux quelques 38.000 milles malades vivants avec le VIH/Sida, au Gabon, la Directrice de l’ONUSIDA GABON, Françoise Ndayishimiye, a annoncé que la RDC pourrait venir en aide au Gabon.

Les personnes vivantes avec le VIH-Sida n’ont peut-être plus de soucis à se faire quant à l’approvisionnement des antirétroviraux dans les structures de santé publique suite à l’annonce de rupture de stock la semaine dernière. La RDC a promis venir en aide au Gabon, mais seulement à une seule condition: « que le Gabon s’engage à rembourser rapidement tous les frais engagés pour acquérir et transporter ces médicaments. » La responsable de l’ONUSIDA GABON en annonçant la volonté de la RDC de venir en aide au Gabon a tout de même conseillé les autorités gabonaises dont le ministère de la santé, à désormais prendre ses dispositions pour le futur : « Ce qui serait intéressant pour le Gabon c’est d’appliquer les recommandations de l’ONUSIDA qui conseille de commander des stocks pour une année et d’avoir un stock de sécurité de plus de 3 mois. »

Un conseil que le gouvernement gabonais ferait mieux de prendre au sérieux. Le VIH SIDA étant une maladie chronique, un patient ne devrait en aucun cas interrompre son traitement, auquel cas ce serait très dangereux pour lui.

Notons aussi que cette pénurie n’est pas la première. Déjà en 2006 puis non loin de nous, 2018 les malades avaient aussi été confrontés à ces difficultés de ravitaillement.

Pauvre Gabon, le pays se meurt sous le regard complice et impuissant de ses enfants. S’exclame l’activiste en demandant purement et simplement au ministre de la santé, Denise Mekam’ne, de démissionner du gouvernement.

Récit /T.A

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