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Le Docteur Stéphane Germain Iloko Boussengui, Président du parti politique Large Rassemblement Arc-en-ciel (LRA), a animé, vendredi 03 octobre dernier, une conférence de presse à la Chambre de commerce de Libreville, peu après le premier tour des élections législatives et locales qui se sont déroulées le 27 septembre 2025. Par son propos liminaire et son analyse sévèrement critique, le leader politique a offert son point de vue sur le processus électoral, soulignant d’importantes anomalies, et proposant des solutions pour renforcer la confiance envers le système électoral gabonais.

Le Dr Iloko Boussengui, Président de LRA, (au centre) et ses collaborateurs lors de la conférence de presse

En effet, dès le début de son allocution, Iloko Boussengui a exprimé son souhait de s’exprimer directement et sans ambiguïté, adoptant une approche constructive plutôt que conflictuelle. Il n’a pas manqué de remercier les journalistes, militants, et observateurs présents, soulignant l’importance cruciale de ce dialogue avec l’opinion tant nationale qu’internationale.

Une vue de quelques jeunes ayant accompagné le leader de LRA, lors de la Conférence de presse

« Mon intention n’est nullement de fomenter une polémique. Mon devoir en tant que dirigeant politique est d’offrir une interprétation sincère de la situation actuelle, de reconnaître les aspects positifs tout en mettant en lumière les failles. » a-t-il souligné.

Le cœur de son discours a principalement visé le déroulement des élections du 27 septembre, qui, selon lui, malgré une atmosphère politique plus détendue par rapport aux précédentes, ont été marquées par des irrégularités profondes et inquiétantes. Parmi les soucis soulevés figurent la problématique des listes électorales douteuses, une attribution excessive et abusive de procurations, y compris à des personnes décédées, ainsi qu’un manque notoire de contrôle rigoureux et de transparence dans la publication des candidatures.

Des comportements illégaux et moralement répréhensibles tels que le trafic d’influence, les pressions exercées sur les électeurs, et le détournement de fonds publics pour orienter les votes ont été dénoncés. Un encadrement partisan du processus électoral est noté, comme dans l’exemple de la commission départementale électorale de Mimongo, composée exclusivement, selon lui, de membres affiliés au parti au pouvoir. S’ajoute à cela, une logistique chaotique et intentionnellement manipulée, avec une flambée stratégique des coûts du transport pendant la période électorale, orchestrée, selon lui, pour faciliter la mobilisation massive d’électeurs favorables au parti présidentiel.

« Ce ne sont pas des nouveautés. Ces pratiques, bien que récurrentes, restent inacceptables. Répéter les dysfonctionnements ne doit en aucun cas les légitimer. » a-t-il martelé.

Stéphane Iloko Boussengui explique que la situation actuelle est bien plus qu’anodine, elle représente une véritable crise politique et une fracture démocratique qui déchire le pays entre ceux qui estiment que les élections se sont déroulées correctement et ceux qui pensent qu’elles n’ont été qu’une mascarade. « Deux camps s’affrontent dans l’interprétation des résultats de ces élections. Au sein du Large Rassemblement Arc-en-ciel, notre positionnement au centre n’est pas calculé pour plaire mais pour refléter la diversité et la complexité de notre peuple gabonais tel qu’il est. », a-t-il avancé.

Il met en garde contre toute tentative d’utiliser cette crise à des fins partisanes et appelle à l’unité nationale, à la pondération et à un effort collectif pour sortir durablement de cette instabilité politique.

De plus, Stéphane Iloko Boussengui a tenu à rappeler les réformes proposées depuis déjà de nombreux mois par son mouvement politique. Il évoque particulièrement : une révision nécessaire et urgente de la loi électorale, qu’il qualifie de « mal adaptée et porteuse de conflits », l’assurance de l’indépendance de l’organe en charge de la gestion des élections, etc.

« Nous avions averti dès le départ que si cette loi passait en l’état, elle conduirait inévitablement à des crises. Et nous y sommes aujourd’hui. ».  A-t-il rappelé.

Il critique le fait que les recommandations de l’opposition modérée aient été délibérément ignorées au profit d’un cadre juridique servant le pouvoir en place, accentuant que le ministère de l’Intérieur exerce une influence excessive dans l’organisation électorale, ce qui corrode la confiance des citoyens.

Par ailleurs, alors que certains leaders politiques – y compris d’anciens Premiers ministres – plaident pour une annulation générale des élections, Iloko Boussengui privilégie une approche plus ciblée et pragmatique.

« Annuler toutes les élections à cause d’irrégularités dans certaines circonscriptions serait inconcevable tant en termes de ressources humaines que financières. » Il met en avant que les recours doivent être introduits devant les juridictions appropriées (les cours administratives pour les enjeux locaux, la Cour constitutionnelle pour les législatives) et encourage les acteurs politiques à rassembler et soumettre rigoureusement la preuve de fraudes avérées.

« Nous ne sommes pas destinés à répéter les erreurs du passé. Nous pouvons, et devons, faire mieux. Cependant, cela requiert le courage de s’asseoir ensemble, au-delà des calculs personnels, pour réécrire les règles du jeu politique. »

Pour finir, le leader de Large Rassemblement Arc-en-ciel a également encouragé les citoyens et la société civile à assumer leur rôle de « gendarmes vigilants », pour surveiller attentivement les prochaines étapes électorales, y compris le second tour des législatives prévu le 11 octobre prochain.

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