UNION AFRICAINE/ Le Gabon, un modèle d’engagement et de leadership féminin en Afrique centrale
Du 31 mars au 1er avril 2026 à Yaoundé, la consultation régionale de l’Afrique centrale consacrée à la mise en œuvre de l’agenda Femmes, Paix et Sécurité (WPS) a réuni décideurs politiques, experts et leaders d’opinion autour d’un enjeu majeur : accélérer la traduction concrète des engagements pris en faveur des droits et du leadership des femmes dans les processus de paix. Organisée sous l’égide de Union africaine et de GIZ, cette rencontre stratégique a marqué une étape décisive dans l’évaluation des progrès et des défis persistants liés à la mise en œuvre de la Résolution 1325 des Nations unies.
Les travaux ont mis en lumière une réalité sans détour : l’agenda WPS se trouve aujourd’hui à un moment charnière. Malgré des avancées notables, un fossé persiste entre les engagements politiques et leur concrétisation sur le terrain. Face à ce constat, les participants ont identifié dix priorités stratégiques, parmi lesquelles la nécessité de dépasser la simple représentation symbolique des femmes, de garantir des financements pérennes et d’institutionnaliser le dialogue intergénérationnel afin d’assurer la durabilité des actions engagées.
Le Gabon, une voix forte et respectée
Au cœur des échanges, le Gabon s’est distingué par la qualité de sa participation et la pertinence de ses contributions. Portées par une délégation dynamique de femmes leaders, les positions gabonaises ont suscité l’intérêt et l’admiration des autres pays de la sous-région. Le pays s’affirme aujourd’hui comme un acteur engagé dans la promotion d’une paix inclusive et durable.
Cet engagement s’inscrit dans la vision portée par le Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui place l’inclusion des femmes au cœur du processus de refondation nationale. Sous son impulsion, des avancées significatives ont été enregistrées, notamment durant la transition politique, où des actions de plaidoyer ont permis de renforcer la présence des femmes dans les sphères décisionnelles.
Une dynamique portée par la Première Dame du Gabon.
L’engagement du Gabon se trouve également renforcé par l’implication active de la Première Dame, Zita Oligui Nguema, marraine de la coordination nationale de l’agenda Femmes, Paix et Sécurité. Son action contribue à structurer les initiatives, à mobiliser les acteurs et à impulser une nouvelle dynamique en faveur de l’autonomisation des femmes.
Cette mobilisation devrait permettre d’accélérer l’élaboration d’un Plan d’Action National de deuxième génération, plus ambitieux, plus stratégique et résolument tourné vers des résultats concrets.
Les efforts consentis par le Gabon commencent déjà à produire des résultats tangibles. Le pays a enregistré une progression notable dans le classement de l’Institut de Georgetown pour les femmes, la paix et la sécurité, passant de la 131e à la 94e place. Une évolution qui témoigne des réformes engagées et de la volonté politique de promouvoir les droits des femmes dans les domaines de la paix et de la sécurité.
Le Plan d’Action National de première génération, structuré autour de six axes prioritaires, a servi de levier pour mener des actions de sensibilisation, de plaidoyer et de renforcement des capacités, contribuant ainsi à une meilleure prise en compte des enjeux de genre dans les politiques publiques.
Malgré ces avancées, plusieurs défis demeurent. Les violences basées sur le genre continuent de constituer une préoccupation majeure, tout comme la faible représentation des femmes dans certaines instances décisionnelles et les difficultés d’accès aux services sociaux de base. Autant d’obstacles que les autorités gabonaises entendent surmonter à travers des politiques publiques renforcées et des partenariats stratégiques.
Une reconnaissance régionale et des perspectives prometteuses
Les bonnes pratiques partagées par le Gabon ont été saluées par les organisateurs et les participants, positionnant le pays comme une source d’inspiration pour la sous-région. Cette reconnaissance intervient dans un contexte où la CEEAC travaille à l’élaboration d’un Plan d’Action Régional 1325 de deuxième génération, visant à harmoniser les efforts et à renforcer l’impact des initiatives à l’échelle régionale.
Par ailleurs, la participation de personnalités gabonaises telles que Mmes NGUEMA OKOME Hortense et ROGUIAI Nadia, représentant l’Union africaine, a contribué à enrichir les débats et à consolider la place du Gabon dans les instances décisionnelles continentales.
À travers son engagement constant, sa vision politique affirmée et l’implication de ses plus hautes autorités, le Gabon confirme sa volonté de faire de l’agenda Femmes, Paix et Sécurité un véritable levier de transformation sociale et de stabilité durable. Une ambition qui, au-delà des discours, se traduit progressivement en actions concrètes et en résultats mesurables.
Valéry M























